L’origine de la galette des rois : l’histoire surprenante derrière la tradition

Chaque année, dès les premiers jours de janvier, une tradition gourmande et conviviale fait son grand retour : la galette des rois. À la frangipane, à la brioche, parfois revisitée avec des saveurs modernes, elle s’impose comme un incontournable du début d’année. Mais derrière ce gâteau emblématique se cache une histoire bien plus ancienne qu’on ne l’imagine.

Avant d’être associée à l’Épiphanie et aux Rois mages, la galette des rois plonge ses racines dans l’Antiquité romaine. Entre rites païens, symboles religieux et traditions populaires, elle a traversé les siècles en se transformant, sans jamais perdre son esprit de partage.

 

L’essentiel à retenir

  • La galette des rois est traditionnellement dégustée à l’Épiphanie, le 6 janvier, pour célébrer la visite des Rois Mages à l’enfant Jésus.
  • La fève cachée dans la galette désigne le roi ou la reine de la journée, qui reçoit également une couronne.
  • La galette classique reste celle à la frangipane, mettant l’amande à l’honneur, préférée par 73 % des Français.
  • La tradition se prolonge parfois tout au long du mois de janvier, et à l’international, elle prend différentes formes comme le Roscón de Reyes, le Bolo Rei ou le Kransekage.
  • Aujourd’hui, des versions plus créatives existent : galette à la framboise, pistache, chocolat, ou même des versions glacées, tout en conservant le rituel du partage et de la fève.

 

Galette des rois frangipane avec la fève et la couronne

D’où vient vraiment la galette des rois ?

Avant de devenir un incontournable du mois de janvier, la galette des rois a traversé les siècles et les civilisations. Son origine remonte bien plus loin que la tradition chrétienne que nous connaissons aujourd’hui, jusqu’aux fêtes païennes de l’Antiquité.

 

Les Romains mangeaient-ils déjà une « galette des rois » ?

L’histoire de la galette des rois commence dans la Rome antique, lors des Saturnales, des fêtes très populaires célébrées à la fin du mois de décembre. Dédiées à Saturne, dieu de l’abondance et de l’agriculture, ces festivités marquaient la transition entre l’ancienne et la nouvelle année.

Pendant plusieurs jours, l’ordre social était symboliquement inversé : les maîtres servaient leurs esclaves, et un climat de liberté régnait dans la cité. À cette occasion, un gâteau était partagé lors des banquets. Une fève, simple légumineuse à l’époque, y était dissimulée afin de désigner un « roi d’un jour ».

La personne qui trouvait la fève obtenait des privilèges temporaires, incarnant cette inversion des rôles. Bien loin de la frangipane actuelle, le gâteau romain ressemblait plutôt à une bouillie de céréales cuite sur des pierres chauffées, mais le principe fondamental était déjà là : le hasard, le partage et la convivialité.

 

Comment une fête païenne est-elle devenue une tradition chrétienne ?

À partir du IVᵉ siècle, quand le christianisme s’est répandu, beaucoup de fêtes païennes ont été gardées mais changées de sens.​ Les grandes fêtes romaines de fin d’année, comme les Saturnales, ont peu à peu été remplacées par Noël puis l’Épiphanie, célébrée le 6 janvier.​ Dans la tradition chrétienne, l’Épiphanie rappelle la visite des Rois mages venus rendre hommage à l’enfant Jésus.​ La galette avec une fève vient d’anciennes coutumes où l’on tirait un “roi d’un jour”, et elle est devenue aujourd’hui un symbole de fête et de partage.​

Pourquoi célèbre-t-on la galette des rois à l’Épiphanie ?

Quelle est la véritable signification religieuse de cette fête ?

Le terme « Épiphanie » vient du grec epiphaneia, qui signifie « manifestation ». Dans la religion chrétienne, cette fête symbolise la révélation de Jésus au monde, représenté par les Mages venus d’Orient. Partager la galette à cette occasion rappelle un message fort : celui du partage et d’une certaine égalité, où chacun peut devenir roi ou reine le temps d’un instant. Cette symbolique évoque aussi des traditions plus anciennes, comme les Saturnales romaines, où l’on tirait déjà un “roi d’un jour”.

 

Que symbolisent la fève et la couronne ?

La fève et la couronne sont les deux symboles centraux de la galette des rois, porteurs d’une signification forte héritée de l’histoire. À l’origine, la fève était une véritable légumineuse, symbole de fécondité, de prospérité et de renouveau dans les traditions antiques. Cachée dans le gâteau lors des Saturnales romaines, elle permettait de désigner un « roi d’un jour » de manière totalement aléatoire, incarnant l’égalité et le hasard du destin. Avec l’arrivée du christianisme, la fève conserve son rôle d’élection symbolique, en lien avec la royauté des Rois mages célébrée lors de l’Épiphanie.

La couronne, quant à elle, représente la royauté éphémère et le caractère ludique de la tradition. Celui ou celle qui découvre la fève devient roi ou reine le temps d’un instant, sans hiérarchie ni pouvoir réel, rappelant que la galette est avant tout un moment de partage et de convivialité.

Aujourd’hui, la fève est devenue une figurine en porcelaine ou en céramique et la couronne en carton doré perpétuent la tradition en symbolisant à la fois la chance, la royauté éphémère et le plaisir partagé autour de la galette des rois.

 

Parts de galette des rois frangipane

Pourquoi mange-t-on la galette des rois le 6 janvier ?

Le 6 janvier marque l’Épiphanie, jour où les Français se retrouvent autour de la galette des rois pour célébrer la visite des Rois Mages à l’enfant Jésus. Cette tradition, mêlant symbolique religieuse et plaisir gourmand, se traduit par le rituel de la fève et de la couronne, qui désigne le roi ou la reine de la journée.

La galette la plus classique reste celle à la frangipane, préférée par 73 % des Français, mais on trouve aussi des variantes régionales comme la couronne briochée ou des versions chocolatées. Chaque année, environ 60 millions de galettes sont vendues en France, selon Sirha Food (2025).

 

Pourquoi certains la fêtent-ils à d’autres moments ?

Si la tradition fixe l’Épiphanie au 6 janvier, beaucoup prolongent les festivités. Les familles continuent souvent à déguster des galettes tout au long du mois de janvier pour prolonger le plaisir et le rituel convivial. Dans certaines régions ou familles, la galette est dégustée lors du premier dimanche de janvier plutôt que le 6. D’autres perpétuent la tradition tout au long du mois, notamment lors de réunions professionnelles ou associatives.

À l’international, la fête se décline également sous différentes formes. En Espagne et en Amérique latine, on célèbre le « Roscón de Reyes », une brioche en forme de couronne décorée de fruits confits, cachant une fève ou un petit jouet. Au Portugal, c’est le « Bolo Rei », tandis qu’en Italie, on retrouve la « Torta dei Re », souvent garnie de fruits secs et de crème. Même au Danemark, on prépare le « Kransekage », un gâteau en forme de couronne à base d’amandes. Ces variantes montrent que, partout dans le monde, l’Épiphanie reste une fête de partage et de convivialité, même si les recettes et les coutumes locales diffèrent.

Comment la galette des rois est-elle devenue un rituel familial incontournable ?

La galette des rois est devenue un rituel familial incontournable grâce à son rituel ludique où chacun reçoit une part désignée par le plus jeune sous la table.

 

D’où vient la fameuse « part du pauvre » ?

La « part du pauvre » (ou « part du Bon Dieu », « part de la Vierge ») trouve son origine au Moyen Âge et symbolise la générosité envers les personnes défavorisées.​
Lorsqu’on partageait la galette des rois, on réservait toujours une part supplémentaire, mise de côté pour quelqu’un dans le besoin ou pour le voyageur inattendu.
Ce geste rappelle que la fête n’est pas seulement un moment de plaisir gourmand, mais aussi une occasion de solidarité et de partage. Aujourd’hui, même si cette part est rarement donnée à un inconnu, elle reste un symbole de cette tradition.

 

Pourquoi continuons-nous à tirer les rois aujourd’hui ?

Aujourd’hui, tirer les rois reste un rituel festif et convivial, bien au-delà de sa signification religieuse ou historique.

Il permet aux familles et amis de se retrouver, de partager un moment de plaisir gourmand et de créer des souvenirs joyeux autour de la galette.

La fève et la couronne ajoutent une dimension ludique, où chacun peut devenir roi ou reine le temps d’un instant, perpétuant une tradition ancienne avec simplicité et bonne humeur.

De la galette traditionnelle aux galettes créatives

Aujourd’hui, la galette des rois traditionnelle à la frangipane, qui met bien en avant l’amande, reste la préférée des Français. Mais les pâtissiers aiment aussi proposer des versions plus créatives pour surprendre les gourmands : bûches framboise‑pistache, galettes glacées, chocolatées, aux fruits exotiques ou même aux saveurs originales comme caramel‑beurre salé. Ces variantes permettent de renouveler la tradition tout en gardant le côté convivial, et elles offrent à chacun l’occasion de découvrir de nouvelles associations de goûts.

 

Galette glacée et galette framboise pistache réalisées par DUCREUX

 

Chez Ducreux, grossiste alimentaire en Rhône-Alpes, nous mettons à l’honneur la galette des rois, emblème de la tradition française, aux côtés d’une sélection de pâtisseries authentiques, pour offrir aux professionnels le meilleur des saveurs d’Épiphanie.

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Ducreux : grossiste boulangerie et grossiste pâtisserie depuis plus de 75 ans

 

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